Pause musicale J'ai un attachement particulier à cette symphonie car aussi étonnant que cela puisse paraître, je n'en ai apprécié l'ensemble que tardivement. Il m'a en effet bien fallu près d'une année entière pour y déceler toute les finesses et enfin rendre perceptible l'histoire que cette œuvre nous souffle à travers tous ses perfectionnismes.

Lorsque je parle de perfection, ou même de perfectionnisme, je ne parle pas bien entendu d'une notion arithmétique, mais bien de l'expression de sentiments. De sentiments tout aussi naïfs et simplets que manipulateurs et incompréhensibles. C'est cette salade exotique, à laquelle nul n'a pu d'une seule vie deviner la recette, que Brahms nous dépeint de multiples tableaux pour en présenter tous les goûts.

L'entrée est indescriptible, elle est si violente, si lourde, si criante, si profonde... Elle donne toute la puissance de cette œuvre, comme si tout son élan dépendait de la puissance de ses premières notes. Pour la suite, je vous laisse en découvrir vous-même les couleurs.

Une remarquable citation de Sacha Guitry s'appliquerait parfaitement aux œuvres symphoniques de Brahms : "Ô privilège du génie ! Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui.".

L'interprétation est donnée ici par l'Orchestre de l'Université Columbia sous la direction de Jeffrey Milarsky. Il s'agit d'un petit clin d'oeil à l'université qui a formé le plus grand nombre de prix Nobel américains dont un des plus prestigieux : Barack Obama.




Mouvement I




Mouvement II :




Mouvement III :




Mouvement IV :




Source : Columbia University Orchestra